DIVERSITÉ BIOLOGIQUE ÉTAT ET PRODUCTIVITÉ DES ÉCOSYSTÈMES SOL ET EAU CONTRIBUTION AUX CYCLES ÉCOLOGIQUES PLANÉTAIRES AVANTAGES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX RESPONSABILITÉ DE LA SOCIÉTÉ
Avantages économiques Répartition des avantages Durabilité des avantages
Indicateur 5.2.1 - Superficies forestières, par tenure Indicateur 5.2.2 - Répartition des avantages financiers de l'industrie des produits ligneux
Indicateur 5.2.2 - Répartition des avantages financiers de l'industrie des produits ligneux
Indicateur de base


La répartition des avantages financiers provenant de l'industrie des produits forestiers est un indicateur important de l'équité sociale dans notre système économique, surtout parce qu'elle représente la part la plus grande des avantages financiers découlant des ressources forestières.

Il y a trois grandes catégories de bénéficiaires des avantages financiers découlant de l'industrie forestière : les travailleurs de l'industrie (traitements et salaires), les entreprises (bénéfices) et les gouvernements (droits de coupe, bénéfices des entreprises publiques et impôts).

Le total des traitements et salaires réels, rajustés en fonction de l'inflation, est demeuré relativement constant dans le temps, dans les trois sous-secteurs de l'industrie forestière (exploitation et services forestiers, produits en bois et fabrication du papier) après un déclin initial du total des traitements au début de la récession économique du début des années 1990 (figure 5.2a). Le total des traitements est fonction de l'évolution des niveaux d'emploi (Indicateur 5.3.5) et du revenu moyen (Indicateur 5.3.6). Les traitements pratiqués dans le soussecteur de la transformation du bois laissent voir une tendance cyclique marquée, tandis que ceux du sous-secteur de la fabrication du papier sont légèrement plus stables. Les traitements réels moyens de ce dernier sous-secteur sont les plus élevés des trois, alors que le total des emplois directs est le plus élevé dans le sous-secteur de la fabrication de produits en bois.

Figure 5.2a

Figure 5.2a Traitements et salaires réels de l'ensemble des travailleurs (production et autres) dans les industries de l'exploitation forestière, du bois et du papier. (Source : Statistique Canada, 2004)
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Les bénéfices des sociétés sont historiquement très volatils et ont suivi une tendance cyclique étroitement liée au profil de variations des prix des produits de base (figure 5.2b). Les bénéfices ont affiché leur meilleure croissance de 1993 à 1995 et de 1998 à 2000, tandis qu'ils ont reculé pendant la récession du début des années 1990 et la crise économique asiatique de 1997.

Figure 5.2b

Figure 5.2b Bénéfices d'exploitation réels dans les industries du bois et du papier. (Source : Statistique Canada, 2006a)

Les droits de coupe, habituellement basés sur un taux par mètre cube de bois récolté, sont les sommes versées aux gouvernements pour le bois récolté. Les gouvernements fixent ces droits à l'aide de diverses méthodes qui varient considérablement selon la province et le mode de tenure. Dans la plupart des cas, les droits de coupe sont rajustés régulièrement pour tenir compte de l'évolution des prix des principaux produits forestiers. Le total des droits de coupe versés est fonction de l'évolution des niveaux de récolte dans le temps. Le graphique présenté ici ne concerne que les droits de coupe exigés pour le bois récolté sur des terres publiques provinciales et territoriales et ne doit pas être considéré comme un sommaire national, puisqu'il ne comporte pas d'information sur les droits de coupe exigés pour le bois récolté sur des terres privées (figure 5.2c).

Figure 5.2c

Figure 5.2c Droits de coupe réels. (Source : CCMF, 2006)
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Depuis 1990, les droits de coupe ont généralement suivi les prix des produits forestiers, affichant une tendance légèrement cyclique. Des modifications importantes apportées aux systèmes de tarification au fil des ans ont également influé sur le total des droits de coupe perçus par les provinces.

Les impôts payés aux gouvernements reflètent la rentabilité des entreprises au fil des ans, et ces tendances ont été examinées (figure 5.2b). Le cycle conjoncturel, qui s'est amorcé avec la récession du début des années 1990, a un effet manifeste sur les impôts (figure 5.2d).

Figure 5.2d

Figure 5.2d Impôt sur le revenu réel des industries du bois et du papier. (Source : Statistique Canada, 2006a)
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Cette information a permis d'établir une comparaison générale des avantages financiers procurés par l'industrie canadienne des produits ligneux aux travailleurs, aux entreprises et aux gouvernements et d'en faire la moyenne pour 1990 à 2002 (figure 5.2e). Cette analyse ne prend pas en compte tous les flux financiers en jeu. Par exemple, elle tient compte des impôts payés par les entreprises aux gouvernements mais non pas de ceux payés par les travailleurs de l'industrie des produits ligneux. De même, les bénéfices d'exploitation ne sont que ceux de la transformation, des produits en bois et des pâtes et papier.

Figure 5.2e

Figure 5.2e Avantages financiers moyens pour les travailleurs, les entreprises et les gouvernements (1990-2002). (Sources : Statistique Canada, 2005a; CCMF, 2006)

Cependant, cette comparaison montre que l'industrie des produits ligneux procure réellement des avantages financiers substantiels aux trois grandes catégories de bénéficiaires : les travailleurs, les entreprises et les gouvernements. En fait, si on ajoutait, dans la figure 5.2e, les bénéfices de l'exploitation forestière aux avantages financiers revenant aux entreprises ainsi que l'impôt sur le revenu des particuliers aux avantages financiers revenant aux gouvernements, le graphique montrerait que les avantages financiers sont répartis encore plus équitablement entre les trois catégories de bénéficiaires.

Malgré la nature cyclique du secteur forestier canadien, un grand nombre de travailleurs, d'actionnaires et de gouvernements sont largement tributaires de ce secteur pour générer de la richesse ainsi que des salaires et des revenus, et ils ont tous intérêt à garantir sa durabilité.