DIVERSITÉ BIOLOGIQUE ÉTAT ET PRODUCTIVITÉ DES ÉCOSYSTÈMES SOL ET EAU CONTRIBUTION AUX CYCLES ÉCOLOGIQUES PLANÉTAIRES AVANTAGES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX RESPONSABILITÉ DE LA SOCIÉTÉ
Avantages économiques Répartition des avantages Durabilité des avantages
Indicateur 5.1.1 - Contribution des produits ligneux au produit intérieur brut Indicateur 5.1.2 - Valeur des produits ligneux de seconde transformation par volume récolté Indicateur 5.1.3 - Production, consommation, importations et exportations de produits ligneux Indicateur 5.1.4 - Contribution des produits non ligneux et des services forestiers au produit intérieur brut Indicateur 5.1.5 - Valeur des produits non ligneux et des services forestiers non commercialisés
Indicateur 5.1.2 - Valeur des produits ligneux de seconde transformation par volume récolté
Indicateur d'appui


Une augmentation de la transformation intérieure de matières premières entraînera également une augmentation des emplois et des revenus générés par cette ressource au pays. Plusieurs provinces ont adopté des lois qui exigent que le bois rond récolté sur les terres publiques reçoive au moins une première transformation dans la province. Après cette transformation en bois d'ouvre, en panneaux de bois, en pâtes ou en papiers, ces produits forestiers sont généralement exportés.

Cependant, il arrive que le bois d'ouvre soit ensuite transformé en bois de charpente ou en palettes de bois, que les panneaux de bois soient transformés en armoires de cuisine et que le papier et le carton soient transformés en sacs ou en boîtes. Cette seconde transformation génère des emplois et des revenus additionnels, augmentant d'autant la contribution de l'industrie forestière à l'économie canadienne. Beaucoup y voient une façon d'augmenter les retombées économiques de l'industrie forestière au pays sans augmenter la récolte.

La seconde transformation de la ressource est certes souhaitable en raison de ses retombées économiques, mais elle n'est pas toujours possible. En fait, il doit exister un marché pour le produit de seconde transformation, et l'industrie canadienne doit être capable d'y accéder de façon concurrentielle.

Afin d'examiner l'évolution dans le temps des expéditions de produits de seconde transformation (PST), l'indice implicite des prix du PIB a été utilisé pour rajuster la valeur de ces expéditions et tenir compte de l'inflation. La valeur de ces expéditions a ensuite été divisée par le volume de bois rond récolté au Canada pour établir les tendances de la valeur des expéditions par mètre cube de bois récolté. Pour les besoins du présent indicateur, les sous-secteurs de seconde transformation de l'industrie forestière désignent les industries du bois et celles du papier et des produits connexes qui utilisent les produits de première transformation (PPT) pour fabriquer d'autres produits.

Toutefois, Statistique Canada a effectué une révision en profondeur du système de classification des industries de sorte que les données utilisées pour la présente analyse proviennent de deux séries de données différentes. La première série est fondée sur la Classification type des industries (CTI) de Statistique Canada, tandis que la seconde est basée sur le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN). Compte tenu du trop grand nombre de données manquantes, il a fallu se rendre à l'évidence qu'il était impossible de rapprocher des deux ensembles de données. Ces systèmes font appel à des composantes légèrement différentes de l'industrie forestière. Ainsi, le SCIAN, contrairement à la CTI, ne considère pas les armoires de cuisine comme un élément de l'industrie forestière.

Avec la classification des activités économiques de la CTI, la valeur des expéditions a varié de 59 $/m3 à 76 $/m3 (figure 5.1d). Suite à l'adoption du SCIAN (système de classification des industries), la valeur des expéditions des PST a baissé parce que certains éléments, comme les armoires de cuisine, n'étaient plus considérés comme des produits de l'industrie forestière. La valeur des expéditions de PST établie par le SCIAN est, en moyenne, de 12 $/m3 de moins que celle donnée par la CTI. Toutefois, la valeur des expéditions de PST a tellement augmenté au cours des dernières années qu'elle dépasse les niveaux les plus élevés atteint avec l'ancien système de classification.

Figure 5.1d

Figure 5.1d Expéditions canadiennes de produits de seconde transformation par volume récolté. (Source : Statistique Canada, 2004)
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Une autre façon d'envisager cette question est de déterminer la part relative de la valeur ajoutée par les secteurs de la première et de la seconde transformation de l'industrie forestière. La valeur ajoutée est la valeur des expéditions moins le coût des intrants intermédiaires (matériaux et énergie). Ce type d'analyse évite de comptabiliser en double les PPT qui sont transformés en PST.

Les PPT sont au cour de l'industrie forestière du Canada, mais la part de la valeur ajoutée par la seconde transformation augmente graduellement depuis 1995 (figure 5.1e). Cette part représentait 31 % de la valeur totale ajoutée par l'industrie en 2003, alors qu'elle n'était que de 16 % en 1995.

Figure 5.1e

Figure 5.1e Part de la valeur ajoutée par les industries de première et de seconde transformation au Canada. (Source : Statistique Canada, 2004)
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Les industries de seconde transformation ne sont pas réparties uniformément dans l'ensemble du Canada et sont souvent établies plus près des consommateurs que des ressources. L'Ontario, qui compte plus de 40 % de la population canadienne et quelque 50 % des mises en chantier, a le plus grand nombre d'industries de seconde transformation. En 2003, un peu plus de 46 % de l'ensemble de la valeur ajoutée par ces industries a été générée en Ontario, suivie du Québec avec 32 % et de la Colombie-Britannique avec 8 %. La part des autres provinces et territoires dans le secteur canadien de la seconde transformation était de 13 % (figure 5.1f).

Figure 5.1f

Figure 5.1f Répartition, par administration, de la valeur ajoutée par les industries de seconde transformation au Canada. (Source : Statistique Canada, 2004)
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La contribution de la seconde transformation à la valeur ajoutée a augmenté dans chaque province au cours de la dernière décennie. En Ontario, les industries de seconde transformation ajoutent maintenant presque autant de valeur que celles de première transformation et y représentaient 49 % de la valeur ajoutée totale en 2003. De même, les industries de seconde transformation du Québec représentaient 33 % de la valeur ajoutée dans cette province en 2003. En Colombie-Britannique et dans les autres provinces et territoires, les industries de seconde transformation représentaient respectivement 12 % et 20 % en 2003 (figure 5.1g).

Figure 5.1g

Figure 5.1g Part de la valeur ajoutée par les industries de première et de seconde transformation, par administration, en 2003. (Source : Statistique Canada, 2004)
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La croissance récente du sous-secteur de la seconde transformation de l'industrie forestière a été remarquable. En effet, les industries de seconde transformation se sont développées plus rapidement que celles de première transformation de 1995 à 2003 dans toutes les provinces pour lesquelles des données sont disponibles. L'essor des industries de seconde transformation permet d'accroître la contribution de l'industrie forestière au produit intérieur brut, aux revenus et à l'emploi, sans augmenter les niveaux de récolte.