DIVERSITÉ BIOLOGIQUE ÉTAT ET PRODUCTIVITÉ DES ÉCOSYSTÈMES SOL ET EAU CONTRIBUTION AUX CYCLES ÉCOLOGIQUES PLANÉTAIRES AVANTAGES ÉCONOMIQUES ET SOCIAUX RESPONSABILITÉ DE LA SOCIÉTÉ
Diversité des écosystèmes Diversité des espèces Diversité génétique
Indicateur 1.2.1 Situation des espèces en péril associées à la forêt Indicateur 1.2.2 Niveau de population de certaines espèces associées à la forêt Indicateur 1.2.3 Répartition de certaines espèces associées à la forêt Indicateur 1.2.4 Nombre d’espèces exotiques envahissantes associées à la forêt

ÉLÉMENT 1.2

Diversité des espèces

La diversité des espèces désigne le nombre et l’abondance relative des espèces dans une région. Le maintien de la diversité des espèces indigènes dans les écosystèmes forestiers procure de multiples avantages, tels que le flux continu des biens et des services écologiques. La situation des espèces associées à la forêt sert souvent à mesurer la diversité des écosystèmes et des ressources génétiques, de même que la structure, la configuration et les principaux processus écologiques qui caractérisent les forêts. Elle peut révéler l’existence d’un déséquilibre dans un système biologique, lequel peut menacer la productivité à long terme de l’écosystème.

Par le biais de la Stratégie nationale sur la forêt, de la Stratégie canadienne de la biodiversité et d’autres initiatives, les Canadiens ont affirmé que la conservation de la composition et de la diversité biologique des forêts constitue une priorité. Cela comprend non seulement la conservation de la diversité des espèces, mais aussi la prise de mesures de gestion appropriées pour réduire le plus possible les effets négatifs des espèces exotiques envahissantes sur les écosystèmes forestiers. L’Élément 1.2 comporte quatre indicateurs qui évaluent la biodiversité des forêts canadiennes. D’après l’information contenue dans les rapports sur les indicateurs, la diversité biologique de nos forêts est bien préservée, mais certains secteurs suscitent des préoccupations. Les rapports décrivent les mesures prises pour atténuer des menaces et des préoccupations particulières.

L’Indicateur 1.2.1 décrit la situation des espèces en péril associées à la forêt au Canada ainsi que les menaces à leur survie. L’adoption de la Loi sur les espèces en péril (LEP) en 2002 constitue une étape importante dans la protection des espèces et des habitats au Canada. L’annexe 1 de cette loi énumère 306 espèces en péril auxquelles une protection spéciale est accordée. Elle s’inspire de la liste nationale établie par le Comité sur la situation des espèces péril au Canada (COSEPAC), organisme indépendant qui évalue les espèces candidates susceptibles d’être en péril d’après la meilleure information scientifique existante. Une stratégie de rétablissement doit être élaborée dans les deux ans suivant l’inscription d’une espèce menacée sur la liste de la LEP, et dans un délai d’un an pour les espèces en voie de disparition. L’intendance et la participation du public sont des composantes importantes des plans de rétablissement.

Le nombre d’espèces en péril associées à la forêt a augmenté depuis la parution du dernier rapport sur les critères et les indicateurs. En outre, certaines des espèces qui étaient en péril en 2000 sont maintenant passées à un statut de risque plus élevé. Il faut toutefois interpréter ces changements de catégorie avec beaucoup de prudence. En effet, à l’heure actuelle, le COSEPAC ne documente pas les motifs du transfert d’une espèce d’une catégorie à une autre, et l’augmentation du nombre d’espèces en péril peut résulter simplement de l’évaluation d’un plus grand nombre d’espèces depuis la parution du dernier rapport plutôt que de l’impact de l’aménagement des forêts.

L’Indicateur 1.2.2 mesure les niveaux de population de certaines espèces associées à la forêt. Les populations de la plupart des espèces de gros mammifères, de petits animaux à fourrure et d’oiseaux qui sont surveillées régulièrement au Canada sont stables ou en hausse, ce qui est souvent considéré comme un indice de la vitalité et du bon fonctionnement d’un écosystème et de la gestion durable des activités humaines qui s’y déroulent. Toutefois, l’Indicateur 1.2.3 montre que l’aire de répartition de certaines espèces sensibles à la fragmentation de la forêt, comme le caribou, ou qui vivent dans un habitat insulaire, comme la martre et l’autour, diminue. Les provinces et les territoires ont pris des mesures appropriées pour renverser cette tendance.

L’Indicateur 1.2.4 porte sur le nombre d’espèces exotiques envahissantes associées à la forêt au Canada. Les espèces exotiques ou étrangères sont celles qui se propagent à l’extérieur de leur aire de répartition naturelle, actuelle ou passée, sous l’effet des activités humaines. Elles deviennent envahissantes lorsque leur introduction ou leur propagation menacent l’environnement, l’économie ou la société, y compris la santé humaine. La Stratégie nationale sur la forêt exhorte à aménager la forêt afin d’éviter ou d’atténuer l’impact des espèces envahissantes sur les écosystèmes forestiers et leurs valeurs multiples. L’introduction de l’agrile du frêne et du longicorne asiatique sont des exemples de la gravité croissante de cet impact au cours des cinq dernières années. Les gouvernements ont réagi à cette menace en élaborant une stratégie nationale et divers plans d’action.