GLOSSAIRE

Abiotique : qualifie les éléments inanimés du milieu (p. ex., le climat, la glace, le sol et l’eau).

Abondance : nombre d’individus d’une population, établi en combinant la densité des secteurs occupés au nombre et à la superficie de ces secteurs.

Activité du feu : naissance, croissance des flammes, propagation et intensité d’un feu de forêt ou de végétation.

Ambiant : qui entoure, constitue le milieu où on se trouve, p. ex., température ambiante; qualifie des paramètres physiques des conditions d’un milieu environnant, extérieur ou ouvert.

Aménagement écosystémique : système d’aménagement qui cherche à simuler les processus écologiques afin de maintenir un niveau satisfaisant de diversité dans les paysages naturels et leur mode de répartition dans le but d’assurer la durabilité des processus des écosystèmes forestiers.

Analyse de carence : technique d’analyse qui, grâce à une comparaison de l’étendue des aires protégées actuelles et des cartes des aires de répartition des espèces et des écosystèmes, permet de cerner les lacunes dans le réseau d’aires protégées.

Arbres à feuilles caduques : arbres de la classe des Magnoliopsides de la division des Magnoliophytes (angiospermes); ils présentent habituellement des fleurs composées d’un pistil et d’étamines (parfois portés par des fleurs distinctes), des graines enfermées dans un fruit et contenant deux cotylédons (feuilles séminales) et des feuilles larges qui tombent habituellement chaque année. Voir également Feuillus.

Biocombustible : combustible obtenu à partir de biomasse organismes non fossiles, d’origine végétale ou animale, ou leurs sous-produits (p. ex., l’éthanol, le biodiesel et le méthanol).

Biomasse : masse de matière organique produite par unité de surface ou de volume d’habitat.

Biosphère : partie de la planète où se rencontrent des organismes vivants; elle se compose de l’hydrosphère (toutes les formes d’eau de la Terre), de la lithosphère (croûte terrestre et couche externe du manteau supérieur de la Terre) et de la basse atmosphère.

Biote : ensemble des organismes vivants d’un écosystème ou d’un lieu donné, y compris les microorganismes, les végétaux et les animaux.

Biotique : qualifie tout élément animé de l’environnement, notamment les caractéristiques d’une population ou d’une communauté.

Boisement : création d’une forêt sur une terre qui n’a pas porté de forêt depuis au moins 50 ans. Voir également déboisement et reboisement.

Catalyseur : substance qui provoque une réaction chimique ou en modifie la vitesse, mais qui n’est pas assimilée ni modifiée par la réaction.

Charge critique : dépôt maximal de composés acidifiants ou d’autres polluants qui n’entraîne pas d’altérations chimiques pouvant causer des effets néfastes à long terme à la structure globale ou à la fonction d’un écosystème.

Chlorofluorocarbones (CFC) : substances chimiques industrielles de synthèse utilisées dans les climatiseurs, la mousse et les solvants de dégraissage. Les CFC peuvent appauvrir la couche d’ozone.

Cime : partie d’un arbre ou d’une plante ligneuse portant des branches vivantes et du feuillage.

Classe d’âge : subdivision dans laquelle on répartit l’âge moyen ou la série des âges des arbres ou d’autres végétaux. La classe d’âge est habituellement employée pour classifier les peuplements équiennes. Elle représente l’âge dominant du principal groupe d’arbres d’un peuplement. Dans les peuplements d’âges divers (dits inéquiennes), la classe d’âge peut servir à décrire l’âge moyen des arbres faisant partie de cohortes particulières.

Collectivité tributaire des forêts : collectivité ou subdivision de recensement dont la population tire au moins 50 % de son revenu d’emploi du secteur forestier.

Compactage : diminution du volume du sol entraînant une mauvaise aération, un drainage insuffisant et une déformation des racines.

Conifères : arbres de la division des Pinophytes (les gymnospermes), qui produisent des cônes et dont les feuilles, généralement persistantes, sont en forme d’aiguilles ou d’écailles. Dans l’industrie forestière, les conifères sont connus sous le nom de résineux. Leur bois est souvent tendre, même si le douglas et certaines essences de pin ont un bois plus dur que certains essences feuillues.

Connectivité : désigne les liens structurels entre les îlots d’habitat dans le paysage.

Convention sur la diversité biologique : accord mondial visant tous les éléments de la diversité biologique : les ressources génétiques, les espèces et les écosystèmes. Ses objectifs sont les suivants : « la conservation de la diversité biologique, l’utilisation durable de ses éléments et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques ».

COSEPAC: acronyme désignant le Comité sur la situation des espèces en péril au Canada. Le COSEPAC établit des listes et désigne des espèces végétales et animales en fonction de leur abondance relative au Canada.

Coupe à blanc : régime sylvicole utilisé au Canada et consistant à enlever en une seule fois la majeure partie des arbres marchands d’un peuplement; un certain nombre d’arbres mûrs, servant à la production de graines, sont souvent laissés sur pied; la coupe à blanc peut être exécutée par blocs, par bandes ou par bouquets.

Coupe de jardinage : également appelée coupe partielle. Mode de régénération de peuplements inéquiennes consistant à couper des arbres choisis individuellement ou par petits groupes, à des intervalles relativement courts, de façon continue, ce qui assure un renouvellement constant du peuplement.

Coupes progressives : mode de régénération servant à établir des peuplements équiennes; il consiste à couper la plupart des arbres d’un peuplement tout en conservant quelques sujets mûrs afin d’assurer une source de graines et la protection nécessaire à la régénération.

Cycle des éléments nutritifs : Voir cycles biogéochimiques.

Cycles biogéochimiques : circulation d’un élément chimique essentiel à la matière vivante (p. ex., carbone, azote, oxygène et soufre) entre les composantes abiotiques du milieu (c.-à-d., l’air, le sol et l’eau) et les organismes vivants; l’activité humaine (comme l’utilisation de combustibles fossiles) peut altérer le rythme auquel ces éléments se recyclent.

Déboisement : conversion anthropique directe de terrains forestiers en terrains non forestiers. Voir également boisement et reboisement.

Débris ligneux grossiers : désigne généralement les billes, les souches ou les grosses branches tombées au sol et laissées en forêt ou les arbres et les branches qui sont morts mais qui restent sur pied ou penchés.

Décomposition : séparation ou dégradation de la matière organique sous l’action de bactéries, de champignons et d’autres microorganismes.

Défoliation : chute hors saison du feuillage d’une plante causée par des insectes ou une maladie fongique ou par d’autres facteurs comme la sécheresse, une tempête ou la présence de substances chimiques dans l’atmosphère.

Dépôts acides : processus de dépôt des acides, soit par voie humide sous forme de pluie, neige, grésil, grêle ou brouillard, soit par voie sèche sous forme de particules telles les cendres volantes, les sulfates, les nitrates ou de gaz comme le dioxyde de soufre et le monoxyde d’azote. Les particules sèches et les gaz, qui se déposent ou se fixent à la surface, peuvent être transformés en acides après leur dépôt ou adsorption lorsqu’ils entrent en contact avec l’eau.

Disparition : disparition d’une espèce ou d’une sous-espèce d’une région donnée, mais non pas de la totalité de son aire de répartition naturelle. Une espèce sauvage est dite disparue du pays lorsqu’elle n’existe plus à l’état sauvage au Canada, mais qu’elle est présente ailleurs (COSEPAC).

Écosystème : système dynamique constitué par les éléments inanimés du milieu et par les végétaux, les animaux et les autres organismes qui y vivent et formant une unité interdépendante.

Écozone : vaste unité écologique délimitée à l’échelon subcontinental et définie par des facteurs en interaction liés à l’homme, à la végétation, à la faune, au climat, à la géologie et à la géographie physique. Le cadre écologique national du Canada comprend 15 écozones terrestres qui sont elles-mêmes subdivisées en 53 écoprovinces, 194 écorégions et 1 020 écodistricts.

Écrémage : récolte partielle qui consiste à extraire uniquement les essences de plus grande valeur ou les arbres présentant les dimensions et la qualité souhaitées, sans tenir compte de l’état du peuplement résiduel.

Envasement : accumulation de particules du sol dans les lacs et les cours d’eau résultant généralement de l’érosion des terres adjacentes.

Équienne : qualifie une forêt ou un peuplement formé d’arbres dont les différences d’âge sont relativement faibles (habituellement de moins de 10 à 20 ans).

Érosion : usure du relief terrestre par les eaux courantes, le vent, la glace ou la force de gravité.

Espèce envahissante : toute espèce qui n’est pas indigène dans un écosystème donné et dont l’introduction nuit ou risque de nuire à l’économie, à l’environnement ou à la santé humaine.

Espèce exotique : toute espèce non indigène d’un écosystème donné.

Espèce indigène : espèce reconnue comme étant présente dans un lieu avant l’arrivée de l’homme.

Essence de transition : espèce végétale adaptée aux stades initial, intermédiaire ou avancé de succession des communautés végétales. En aménagement forestier, cette expression est souvent utilisée dans un sens plus restreint pour désigner les essences dominantes de conifères qui s’établissent après des perturbations majeures.

Extinction : disparition totale d’une espèce causée par la mort de tous les individus de cette espèce.

Fardeau d’intervention : Au Canada, nombre et ampleur de tous les feux de forêt qui nécessitent des mesures de suppression pendant une période donnée dans une région déterminée.

Faune : ensemble des espèces animales d’une région ou d’un habitat déterminé ou à une période donnée.

Feuillus : autre terme désignant les arbres à feuilles caduques; dans l’industrie forestière, désigne également le bois de ces arbres, par opposition à bois de résineux.

Flore : ensemble des espèces végétales d’une région ou d’un habitat déterminé ou à une période donnée.

Gaz à effet de serre : molécules présentes dans l’atmosphère de la Terre, comme le dioxyde de carbone, le méthane, l’oxyde nitreux et les chlorofluorocarbones, qui réchauffent l’atmosphère en absorbant une partie du rayonnement thermique réfléchi par la surface de la Terre.

Généraliste de l’habitat : espèce capable d’exploiter une vaste gamme d’habitats ou de niches.

Gestion des incendies : activités qui ont pour objectif la protection des personnes, des biens et des forêts contre les feux de végétation ainsi que l’utilisation du brûlage dirigé en vue d’atteindre des objectifs d’aménagement forestier et d’autres utilisations du territoire.

Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) : groupe accessible à tous les membres du Programme des Nations Unies pour l’environnement et de l’Organisation météorologique mondiale. Le GIEC évalue les données scientifiques, techniques et socioéconomiques qui contribuent à mieux comprendre les risques de changements climatiques anthropiques.

Humus : matière complexe brune ou noire résultant de la décomposition partielle de matière végétale et animale et constituant la portion organique du sol.

Incendie à intervention maximale : feu de forêt ou de végétation qui est maîtrisé le plus rapidement possible en raison de la menace sociale, environnementale ou économique qu’il pose.

Inéquienne : qualifie une forêt, un peuplement ou un type forestier composé d’arbres dont les différences d’âges sont au moins de 10 à 20 ans.

Intervention limitée en cas d’incendie : intervention qui ne vise pas la suppression totale d’un feu de forêt ou de végétation; option habituellement employée dans les régions où le feu ne menace pas les personnes ou les biens.

Joule : unité de mesure d’énergie et de travail. Un petajoule équivaut à 1015 joules.

Législation sur le patrimoine : législation qui vise la protection des sites d’importance culturelle, historique ou spirituelle pour les générations actuelles et futures.

Microorganisme : organisme trop petit pour être visible à l’œil nu (par exemple, virus, bactérie, protozoaire, cellule de levure et hyphe de champignon).

Mixte : qualifie un peuplement composé de feuillus (angiospermes) et de conifères (gymnospermes) fortement mêlés.

Mycorhize : association symbiotique entre un champignon et les racines d’un végétal supérieur qui aide ce dernier à assimiler l’eau et certains éléments nutritifs.

Oxyde nitreux (N2O) : gaz à effet de serre dont les concentrations sont à la hausse; même si l’oxyde nitreux est présent à l’état naturel dans l’environnement, il est principalement rejeté par des activités humaines, comme l’application d’engrais naturels ou de synthèse et l’utilisation de combustibles fossiles.

Ozone (O3) : gaz naturellement présent dans la haute atmosphère (stratosphère) qui se forme lorsque l’oxygène (O2) est décomposé par le rayonnement ultraviolet (UV) et que les atomes qui le composent se lient individuellement à d’autres molécules intactes d’oxygène; l’ozone stratosphérique protège la surface de la Terre contre le rayonnement UV. Au niveau du sol (ou troposphère), l’ozone est formé par des réactions entre des polluants atmosphériques anthropiques et la lumière du soleil; l’ozone troposphérique joue un rôle important dans la formation du smog.

Parterre de coupe : étendue de forêt où une partie ou la totalité des arbres d’un peuplement viennent d’être coupés.

Particulaire : formé de particules, petites parties de matière solide ou liquide.

Paysage : mosaïque spatiale de plusieurs écosystèmes, formes de relief et communautés végétales en interaction, dont la superficie va de plusieurs hectares à de nombreux kilomètres carrés.

Perturbation : bouleversement de la structure et/ou de la composition d’écosystèmes, de communautés ou de populations causé par des agents d’origine naturelle ou humaine.

Photosynthèse : processus de transformation en glucides de l’eau et du gaz carbonique de l’air par les végétaux qui peuvent les fixer grâce à leur chlorophylle, en employant comme source d’énergie la lumière solaire. L’oxygène est un sous-produit de ce processus.

Phytotoxique : toxique pour les végétaux.

ppb : parties par milliard (109) (billion en anglais)

ppm : parties par million (106).

Production à valeur ajoutée : processus qui augmente la valeur d’un produit de première transformation à mesure qu’il franchit diverses étapes de transformation.

Productivité biologique : capacité de produire de la biomasse; production de biomasse.

Produits de consommation non marchands : produits (p. ex., petits fruits, champignons, produits d’artisanat, bois de chauffage, crosses de fougère, arbres de Noël et d’ornement) récoltés gratuitement en forêt.

Protocole de Kyoto : (à la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques); instrument renforçant la Convention et engageant les principaux pays industrialisés à des objectifs juridiquement contraignants de réduction ou de limitation de leurs émissions de gaz à effet de serre; le Protocole a été adopté lors d’une Conférence des Parties à la Convention qui s’est tenue à Kyoto, au Japon, en décembre 1997.

Puits de gaz à effet de serre : réservoir ou bassin qui fixe un gaz à effet de serre ou ses précurseurs plus rapidement qu’il n’en rejette. Une forêt constitue un puits de carbone lorsqu’elle fixe une plus grande quantité de dioxyde de carbone de l’atmosphère, principalement par photosynthèse, qu’elle n’en libère par des processus comme la décomposition et la combustion. Voir également cycles biogéochimiques.

Reboisement : rétablissement d’une forêt sur un terrain qui avait précédemment porté une forêt mais qui n’était pas boisé en 1989; ne comprend pas la régénération après la récolte. Voir également boisement et déboisement.

Réchauffement de la planète : tendance réelle ou prévue de la hausse des températures de la Terre causée par des changements naturels du système climatique mondial et par des activités humaines comme le rejet dans l’atmosphère de sous-produits gazeux (principalement du dioxyde de carbone) résultant de l’utilisation de combustibles fossiles qui emprisonnent le rayonnement de grande longueur d’onde.

Régénération préexistante : jeunes arbres déjà établis qui ont survécu à une coupe et forment un nouveau peuplement. Syn. : régénération préétablie.

Régime des incendies : fréquence, étendue, intensité, gravité et saisonnalité caractéristiques des incendies dans un écosystème.

Régime sylvicole à rétention variable : méthode d’exploitation qui consiste à conserver une proportion du couvert forestier.

Région écoclimatique : région écologique où la succession et le taux de croissance des végétaux se ressemblent dans des stations similaires.

Résilience : capacité d’une communauté ou d’un écosystème de maintenir ou de rétablir un niveau souhaité de diversité, son intégrité et ses processus écologiques à la suite d’une perturbation.

Résineux : nom couramment utilisé par l’industrie forestière pour désigner les arbres du groupe des conifères ou leur bois en raison de la présence chez un grand nombre d’entre eux de cellules ou de canaux résinifères. Le bois des résineux est généralement moins dur que celui de la plupart des feuillus.

Respiration : processus par lequel un organisme libère l’énergie tirée du glucose pour alimenter l’activité cellulaire essentielle au maintien de la vie; chez la plupart des organismes, ce processus nécessite de l’oxygène (respiration aérobie), et ses sous-produits sont le dioxyde de carbone et l’eau.

Ressource renouvelable : ressource naturelle qui peut se régénérer.

Ruissellement : portion des précipitation d’un bassin versant qui s’écoulent à la surface du sol, sans s’infiltrer, jusqu’à un cours d’eau.

Savane : biome important sur le plan mondial caractérisé par de vastes prairies pauvres en arbres ou en arbustes.

Scarifiage : méthode de préparation du lit de germination qui consiste à éliminer la couche superficielle du sol ou à la mélanger mécaniquement au sol minéral afin d’éliminer ou de réduire la matière organique morte.

Smog : type de pollution atmosphérique habituellement causée par un mélange nocif de particules fines (liquides ou solides) et d’ozone troposphérique.

Source de gaz à effet de serre : point ou source d’émission qui rejette un gaz à effet de serre ou ses précurseurs plus rapidement qu’il ne le fixe. Une forêt constitue une source de carbone lorsqu’elle rejette une plus grande quantité de dioxyde de carbone dans l’atmosphère, principalement par des processus comme la décomposition et la combustion, qu’elle n’en fixe par photosynthèse. Voir également cycles biogéochimiques.

Stades de succession : série de communautés végétales qui, au fil de la succession écologique, s’établissent dans une station dénudée (ou ayant subi une perturbation majeure) jusqu’à ce que le climax soit atteint (stade climacique).

Structure : répartition en classes d’âge, de dimension ou de cimes des arbres constituant un peuplement.

Subdivision de recensement : désignation géographique utilisée par Statistique Canada pour déterminer approximativement les limites municipales d’une collectivité ou celles d’une aire équivalant à une municipalité à des fins statistiques.

Succession : évolution dans le temps de la composition des espèces d’un écosystème, souvent dans un ordre prévisible.

Suppression : ensemble de travaux effectués en vue de maîtriser et d’éteindre un feu de forêt après sa détection.

Sylviculture : connaissance théorique et maîtrise pratique de la création, de la composition, de la croissance et de la qualité des peuplements forestiers; peut englober la sylviculture de base (plantation et ensemencement) et la sylviculture intensive (remise en état d’une station, espacement et fertilisation).

Système d’information géographique (SIG): système d’information qui a recours à une base de donnés spatiales pour trouver réponse à des requêtes de nature géographique au moyen de diverses manipulations, telles que le tri, la recherche sélective, le calcul, l’analyse spatiale et la modélisation.

Télédétection : science et techniques pour obtenir de l’information sur un objet, une région ou un phénomène faisant appel à l’analyse des données acquises au moyen d’un dispositif qui n’est pas en contact avec ceux-ci et qui utilise les longueurs d’onde allant des ultraviolets aux régions radioélectriques du spectre.

Tenure : forme sous laquelle une propriété foncière ou ses ressources sont détenues, utilisées ou contrôlées et conditions s’y rattachant.

Terrain forestier boisé (terre forestière boisée) : terrain supportant des arbres en croissance, y compris des semis et des gaules. La densité relative (c’est-à-dire la proportion de surface occupée) est une mesure qualitative de la suffisance d’un couvert forestier du point de vue de la fermeture du couvert, du nombre d’arbres, de la surface terrière ou du volume, par rapport à une norme préétablie. La densité relative peut tenir compte des semis et des gaules et, par conséquent, ce concept ne sous-entend pas un âge donné.

Transparence de la cime : quantité de rayonnement visible à travers le feuillage des arbres.

Troposphère : partie de l’atmosphère terrestre comprise entre le sol et les couches élevées de l’atmosphère (la stratosphère).

Turbidité : mesure de la clarté de l’eau ou degré d’opacité de l’eau due à des matières en suspension ou à des sédiments; teneur de l’eau en matières en suspension.

Type de couvert : voir type forestier.

Type forestier : superficie forestière qui se distingue des autres par sa composition, notamment par son essence dominante et, souvent aussi, par ses classes de hauteur et de fermeture du couvert.

Valeur d’existence : avantage que procure à une personne la simple existence d’un endroit ou d’un élément dans un état particulier, même si cette personne peut ne jamais utiliser ou visiter cet endroit ou cet élément.

Valeur d’option : somme qu’une personne serait prête à payer (ou qui devrait être payée en contrepartie) pour conserver la possibilité de participer à une activité ou d’utiliser une ressource à l’avenir, que cette personne participe un jour ou non à l’activité ou utilise un jour ou non la ressource.

Valeur de legs : avantage extrinsèque que représente pour quiconque l’assurance que les générations futures auront elles aussi accès aux forêts.

Valeur de préservation : avantage extérieur tiré des valeurs d’existence, d’option et/ou de legs.

Valeurs des services écologiques : valeurs liées à la capacité des écosystèmes forestiers d’assimiler les déchets et de réagir aux perturbations humaines tout en continuant à fournir des biens et des services écologiques, comme de l’air pur et de l’eau, la conservation du sol et l’habitat faunique.

Zone riveraine : bande de terrain plus ou moins large, adjacente à une étendue d’eau douce et qui en subit les influences.

Zone tampon : bande de terrain laissée intacte le long d’un cours d’eau, d’un lac d’une route, d’une aire récréative, ou zone de végétation différente servant à atténuer les impacts des activités menées sur des terres adjacentes, à rehausser les qualités esthétiques ou à garantir des pratiques d’aménagement optimales.